
- COURS PUBLICS
Sensibiliser, initier, c’est aussi la vocation des Etés de la Danse de Paris.
Cinq séances permettront au public, et spécialement les jeunes, d’assister aux cours (entraînement des danseurs) du Ballet de Novossibirsk.
Dates : vendredi 9, jeudi 15, vendredi 16, mercredi 21 et vendredi 23 juillet à 13h
- RENCONTRE AUTOUR DE RUDOLF NOUREEV
Animée par Ariane Dollfus et René Sirvin
2010 étant l'Année croisée France-Russie, Les Etés de la Danse de Paris rendent hommage à un artiste ayant joué un rôle essentiel dans les relations chorégraphiques entre la France et la Russie : Rudolf Noureev. Outre un rappel historique et artistique agrémenté d'extraits filmés, un dialogue s'instaurera avec des danseurs de l'Opéra de Paris ayant été des témoins majeurs de sa carrière française.
Intervenants :
Brigitte Lefèvre, directrice du ballet à l'Opéra de Paris
Elisabeth Platel, directrice de l'Ecole de Danse de l'Opéra de Paris
Ghislaine Thesmar, répétitrice à l'Opéra de Paris
Patrice Bart, maître de ballet à l'Opéra de Paris
Laurent Hilaire, maître de ballet à l'Opéra de Paris
Dimanche 11 juillet à 12h (à la Cinémathèque française)
- PROJECTIONS DE FILMS *
Programme de la Cinémathèque de la Danse
Durant le festival, la Cinémathèque de la Danse présente un week-end de films « Flamboyante Russie »
Séances le samedi 10 juillet à 14h, 16h et 18h et dimanche 11 juillet à 14h, 16h et 18h
Ces projections seront présentées à la Cinémathèque française : 51 rue de Bercy 75012 Paris. Métro : Lignes 6 ou 14 - station Bercy
Réservation sur www.cinematheque.fr
Renseignements sur la programmation à la Cinémathèque de la Danse au : 01 44 75 42 75
NB : La projection du dimanche 11 juillet 21h initialement prévue au Théâtre du Châtelet est annulée.
Samedi 10 juillet à 14h :
Balanchine et la comédie musicale
Ballets de George Balanchine pour Hollywood – 41 minutes :
- « I was an adventuress » de Gregory Ratoff, 1940 (Swan Lake avec Lew Christensen et Charles Laskey) – 5 minutes
- « Star Spangled Rythm » de George Marshall, 1942 (That Old Black Magic) – 4 minutes
- « On Your Toes » de Ray Enright, 1939 (Princesse Zénobie et Slaughter On Tenth Avenue, avec Eddie Albert, Lew Christensen et André Eglevsky) – séquences tournées par George Balanchine – 18 minutes
- « The Goldwyn Follies » de George Marshall, 1938 (Water Nymph Ballet et Romeo et Juliette) - 14 minutes
Formé à l'École impériale de théâtre de Saint-Pétersbourg, George Balanchine rejoint les Ballets russes de Serge Diaghilev à Monte-Carlo, en 1924. Devenu maître de ballet, il chorégraphie presque simultanément une dizaine d'oeuvres. Après un passage par le Danemark et Paris, il s'envole pour les Etats-Unis en 1934 où il crée The School of American Ballet et le New York City Ballet. George Balanchine transpose à plusieurs reprises son génie à l'écran. En 1938, il crée pour le film Walter Wanger's Vogues of 1938 (Walter Wanger, 1937) un ballet intitulé Roméo et Juliette, où il oppose des Capulet, férus de danse classique, à des Montaigu amateurs de tap-dance. La même année, il créé le Ballet des naïades, emmené par son épouse, la danseuse Vera Zorina, pour le film Goldwyn follies (George Marshall, id.). George Balanchine met sa science de la danse classique au service de bon nombre de productions hollywoodiennes, à l'âge d'or de la comédie musicale. Dans I was an adventuress (1940), il reprend des extraits du Lac des Cygnes.
« Balanchine a créé à partir du style académique russe un nouveau style américain. Il avait une sorte de prédisposition pour le tempo du pays. Très vite il travailla avec Rogers et Hart pour leurs comédies sur Broadway. Il travailla aussi à Hollywood avec Sam Goldwyn et les frères Gershwin... Il avait reconnu le fait caractéristique du rythme new-yorkais, symbolisé par l’athlétisme, la vitesse, l’énergie extravertie, le dynamisme casse-cou, syncopé et asymétrique... Il a demandé à ses danseurs d’aller plus vite, avec plus de pas dans des séquences plus resserrées. »
Lincoln Kirstein, La Danse au XXème siècle par M. Michel et I. Ginot (Editions Bordas)
Samedi 10 juillet à 16 h :
« Les Cahiers retrouvés de Nina Vyroubova » de Dominique Delouche - 1996 (91’)
C'est lors d'un déménagement que Nina Vyroubova a retrouvé ses cahiers d'écolière dans une boîte à chaussures. Ils contiennent toutes les notes et dessins qu'elle reportait, à chaud, des chorégraphies que Serge Lifar réglait sur elle, alors jeune étoile de l'Opéra de Paris. A travers ces cahiers, Nina remonte le temps, dans un voyage à travers ses rôles, jusqu'à la Russie natale qu'elle avait quittée à trois ans.
Samedi 10 juillet à 18h :
« The Red Shoes » de Michael Powell et Emeric Pressburger, 1948, 133 minutes, chorégraphie de Leonide Massine, avec Moira Shearer, Leonide Massine, Marius Goring, Anton Walbrook.
Projection de la copie remasterisée
« Film musical », ce drame en Technicolor pour lequel le chef-opérateur Jack Cardiff remporta l’Oscar en 1947, marqua un basculement dans la représentation de la danse au cinéma. Plus qu’un film sur la danse, c’est un film de danse, car Powell entremêle savamment danse et cinéma pour créer une œuvre d’un genre nouveau.
Il réussit l’exploit d’intégrer 17 minutes du ballet des Chaussons rouges, mais… ce n’est pas un banal ballet filmé ! Powell crée un véritable ballet cinématographique, mêlant danse et ressources cinématographiques : fondus enchaînés, superpositions et transparences d’images, multiplicité des décors – dont certains semblent avoir été dessinés par De Chirico -, montage elliptique et juxtapositions de séquences rendent compte de l’ampleur et de la magnificence du ballet.
Léonide Massine y compose une interprétation magistrale en cordonnier maléfique, sorte de marionnettiste effrayant. Massine faisait partie des Ballets russes de Diaghilev et en effet, le film semble littéralement hanté par le souvenir de ces Ballets qui furent une source d’inspiration pour de nombreux artistes au début du siècle. On pense notamment à la collaboration entre Jean Cocteau, Picasso, Massine et Diaghilev pour le ballet manifeste « Parade », présenté en 1917 au Théâtre du Châtelet sur une musique d’Erik Satie, et dont on retrouve parfois l’esprit. Massine y interprétait d’ailleurs le rôle du prestidigitateur chinois.
Toute la force de Powell réside dans le mélange de réalité et de fiction, d’histoire et de conte, de drame et de fantaisie pure, certaines scènes étant tout simplement magiques.
Elise Coupas
Dimanche 11 juillet : Hommage à Rudolf Noureev
Dimanche 11 juillet à 14h :
« Le Lac des cygnes », 1966, 106 minutes, chorégraphie de Rudolf Noureev, avec Rudolf Noureev et Margot Fonteyn et le Corps de Ballet de l’Opéra de Vienne.
Film réalisé en 1966 de la version du ballet montée par Noureev en 1964 pour l’Opéra de Vienne. Seul grand ballet du répertoire avec le couple légendaire fixé sur la pellicule. Costumes et décors de Nicholas Georgiadis. Précieux témoignage de cette version toujours au répertoire de l’Opéra de Vienne
Dimanche 11 juillet à 16h :
« Noureev à Spolète », 53 minutes, 1964, de Philippe Collin et Pierre-André Boutang, avec Rudolf Noureev.
Rudolf Noureev venait de quitter l'URSS et il répétait Raymonda avec Margot Fonteyn. Réalisé en noir et blanc, l'ensemble du film possède une étrange atmosphère. L'interview de Noureev, qui avait d'abord refusé l'entretien, est passionnante.
Il compare son métier de danseur à celui d'un peintre, évoquant la scène comme un cadre de tableau. Il compare son corps à des couleurs qui s'étalent et se déplacent sur la toile. Le moment le plus émouvant est lorsqu'il confie qu'il danse toujours, jusque dans son sommeil, jusque dans ses rêves. Ce film, que l’on croyait égaré, a été retrouvé par La Cinémathèque de la Danse.
(Patrick Bensard)
« Noureev à Paris », 10 minutes, 2003, montage réalisé par la Cinémathèque de la Danse pour l'hommage à Rudulf Noureev à l'Opéra de Paris.
La Cinémathèque de la Danse en collaboration avec l’Institut National de l’Audiovisuel présente :
Montage : Germaine Cohen, René Sirvin et Nicolas Villodre
Texte : René Sirvin ; voix : Laurent Hilaire
Avec le soutien et la collaboration de Wallace Potts, conservateur des archives audiovisuelles de la Fondation Rudolf Noureev
Extraits de :
Noureev à Spolète film de Philippe Collin et Pierre-André Boutang (Italie, 1964)
Le Lac des Cygnes chorégraphie de Rudolf Noureev (Vienne, Autriche, 1966)
Laurentia (Léningrad, URSS, 1959)
Le Corsaire (Moscou, URSS, 1958)
Actualités télévisées (Paris, 1961)
Giselle acte II avec Margot Fonteyn (Londres, 1962)
Noureev à Spolète (1964)
Le Lac des Cygnes (Vienne, 1966)
Interview de Rudolf Noureev (Paris, 1966)
Marguerite et Armand, Un danseur, Rudolf Noureev film de Pierre Jourdan,
avec Margot Fonteyn (Paris, 1970)
Le Spectre de la Rose (chorégraphie de Michel Fokine, 1911, © Fokine Estate Archive),
réal. Emile Ardolino, avec Denise Jackson (USA, 1980)
Répétition avec Maurice Béjart, réal. Michel Huisman (Bruxelles, 1972)
Don Quichotte film de Rudolf Noureev avec Lucette Aldous (Melbourne, Australie 1973)
Le Lac des Cygnes acte II chorégraphie de Vladimir Bourmeister, avec Natalia Makarova (Paris, Cour carrée du Louvre, 1973)
Petrouchka, chor. Fokine/Golovine, réal. Yves-André Hubert (Paris, 1976)
Pierrot lunaire, chor. Glen Tetley (Londres, 1977)
Raymonda à New-York, réal. Pierre Petijean, avec Laurent Hilaire, Manuel Legris et Sylvie Guillem (New-York, 1986)
La Bayadère, réal. Alexandre Tarta, prod. François Duplat/Bel Air Media (Paris, 1995)
Dimanche 11 juillet à 18h :
« I am a dancer », 90 minutes, 1973, de Pierre Jourdan : La Sylphide d'August Bournonville, avec Rudolf Noureev et Carla Fracci, mus. Lovenskjold Demetriou ; Field Figures de Glen Tetley, avec Rudolf Noureev et Deanne Bergsma, musique de Karlheinz Stockhausen; Marguerite et Armand de Frederick Ashton, avec Rudolf Nourev, Margot Fonteyn, Michael Somes, Leslie Edwards, musique de Franz Liszt ; The Sleeping beauty (La Belle au bois dormant), musique de Tchaïkovsky, avec Rudolf Noureev et Lynn Seymour.
Documentaire réalisé tout d’abord pour la télévision française en 1970, puis complété en 1971 et 1972, montrant le danseur à la classe, en répétition et dansant « Marguerite & Armand » d’Ashton en version intégrale, ainsi que de larges extraits du IIe acte de « La Sylphide » avec Carla Fracci,, danseuse romantique par excellence, le pas de deux du IIIe acte de « La Belle au Bois Dormant » (variation éblouissante) et « Field Figures » de Glen Tetley, chorégraphie moderne.
* Sous réserves de modifications
