Programme 2 :
Dates : 29, 30, 31 juillet 2008 - 1, 2 août 2008 à 21h30

« Toot »

Chorégraphie : Didy Veldman
Musiques : Dmitri Chostakovitch (Jazz Suite no 2), Balanescu Quartet
Décors et costumes : Miriam Buether
Éclairages : Marc Parent

Œuvre créée pour Les Grands Ballets Canadiens de Montréal
Première le 10 mars 2005, Place des Arts, Montréal
Durée : 45 minutes

« La création de Toot a d'abord été inspirée par la Suite No 2 pour orchestre de jazz de Chostakovitch. Pour des raisons économiques sous le régime de Staline, ce compositeur russe fut forcé de composer de la musique pour toutes sortes de formes d'arts, de films et de divertissements, sans jamais perdre, pour autant, son identité.

J'ai commencé à m'interroger sur l'identité, l'individualité et le rapport de l'individu à la société. La société a sûrement été créée au bénéfice de l'individu, ou serait-ce maintenant tout le contraire? Faut-il perdre son individualité pour faire partie de la société ?

J'ai ressenti le besoin de créer deux univers musicaux, un monde intérieur et un monde extérieur, pour illustrer ce conflit. Le Balanescu Quartet, avec son influence américaine, s'est acquitté du mandat.

La création de Toot est le fruit de ma recherche, du jeu et de l'improvisation avec les danseurs, ainsi que du travail de collaboration avec la conceptrice des costumes et des décors.

Toot évoque le son d'un cor, un son qui vous secoue et vous sort de votre état actuel pour vous éveiller à une nouvelle situation, à un autre niveau de conscience.
» Didy Veldman



« Noces »

Chorégraphie et décors : Stijn Celis
Musique : Igor Stravinsky
Costumes : Catherine Voeffray
Éclairages : Marc Parent

Œuvre créée pour Les Grands Ballets Canadiens de Montréal
Première le 26 septembre 2001, Place des Arts, Montréal
Durée : 25 minutes

« La fête, qu'elle soit sacrée ou profane, qu'elle soit prélude à l'attaque, qu'elle soit réjouissance ou tristesse, qu'elle laisse le souvenir d'un présent, qu'elle perpétue un passé, qu'elle appelle ou conjure un futur, la fête, en toutes ses formes, refoule la mort.

Et comme ces tribus de singes qui s'assemblent à l'approche d'un danger, la tribu des hommes, unie, renforcée aussi, manifeste son surplus de force par un rythme collectif qui, lui-même, en retour, la renforce plus encore. En un rythme, toujours le même, tous sont batteurs du tambour Terre, tous sont danse, et parole, et chant. Mais répétition comporte uniformité, uniformité monotonie. Or, voici l'un d'entre les hommes qui pressent le danger. En son rythme, quelque chose l'incite ; en son rythme même, le grand défi à la loi d'un monde qui meurt l'incite, lui l'inspiré, à relancer la fête par l'aiguillon de la surprise…
» Fernand Schirren, Le rythme primordial et souverain (1996)



« Six dances »

Concept et chorégraphie : Jirí Kylián
Assistante du chorégraphe : Roslyn Anderson
Musique : Sechs Deutsche Tänze, KV 571, Wolfgang Amadeus Mozart
Décor et costumes : Jirí Kylián
Réalisation des costumes : Joke Visser
Conception des éclairages : Joop Caboort
Supervision de la technique et des éclairages: Kees Tjebbes

Œuvre créée pour le Nederlands Dans Theater en 1986
Première par les GBCM le 6 mars 2003, Place des Arts, Montréal
Durée : 15 minutes

« Deux siècles se sont écoulés depuis l'époque où Mozart écrivit ses Six danses allemandes, une période historique fortement marquée par les guerres, les révolutions et toutes sortes de bouleversements sociaux.

Dans cette perspective, il m'apparaissait impossible de concevoir simplement divers numéros de danse exprimant seulement l'humeur et le génie musical du compositeur. J'ai plutôt choisi de créer six actes apparemment absurdes qui, de toute évidence, n'ont aucun rapport avec leur environnement. Leurs personnages sont écrasés par le monde constamment perturbé qui, pour des raisons obscures, habite l'âme de la plupart d'entre nous.

Si par leur caractère divertissant les Sechs Tänze de Mozart jouissent d'une grande popularité générale, l'œuvre ne doit pas être vue uniquement comme un burlesque. Son humour devrait plutôt servir de véhicule pour mettre en évidence la relativité de nos valeurs. Mozart est bien reconnu pour sa capacité à réagir par instinct de conservation aux circonstances difficiles avec un déferlement de poésie absurde.
» Jirí Kylián


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